Quelles que soient nos missions de vie, nos conditions d’existence, nos privilèges ou nos vulnérabilités, nous traversons le temps et l’espace pour nous construire, nous transformer, résister — seuls et ensemble.
Nous explorons à tout bout de champ. Non pour nous perdre, mais pour aiguiser nos esprits, activer nos corps, déployer nos imaginaires.
Il nous faut retrouver nos singularités, tracer nos propres pistes dans des territoires saturés de récits imposés, de fictions dominantes travesties en vérités. Des récits qui colonisent nos perceptions, anesthésient nos désirs et nous assignent trop souvent à la passivité — face aux écrans, aux normes, aux injonctions.
Déconstruire devient alors une nécessité politique. Interroger nos points de vue, déplacer nos cadres de pensée, refuser l’évidence : c’est le prix à payer pour ne pas rester au pied du mur, immobiles, dociles, spectateurs.
Comment faire converger nos questionnements intellectuels, sensibles et corporels pour qu’ils deviennent des forces de survie et d’émancipation ? Comment activer les arts et les sciences, la pédagogie critique, les mots, les rêves, les désirs et même les illusions, pour reprendre prise sur nos vies et nos territoires ?
Comment produire un véritable processus d’empuissantement, individuel et collectif ?
Par des dispositifs créatifs, critiques et démocratiques.
Par l’expérimentation.
Par l’action située.
Des pratiques pour cultiver notre émancipation.